La boxe non violente : adaptation d’une discipline sportive aux tout petits

 

 

Introduction : la boxe est souvent considérée comme un sport violent, peu ou pas adapté aux enfants. Or, elle a de nombreux bénéfices pour le développement psychomoteurs :

-          moteur : coordination, appréciation des distances, travail des appuis au sol, du déplacement, contrôle de son équilibre, etc.

-          affectif : maîtrise des émotions (peur, agressivité), acceptation des autres, apprentissage des règles, respect de sa sécurité et de celle des autres, etc.

Objectif de cette présentation : de décrire l’adaptation de la boxe éducative à des enfants âgés de 3 à 6 ans.

Cahier des charges : respecter l’esprit de la boxe, promouvoir une pratique ludique et en toute sécurité, favoriser les bénéfices psychomoteurs de la boxe.

Description d’une séance 

-          Echauffement : il est conduit à partir de divers déplacement au sol et debout sur la totalité de la salle, pour mobiliser les systèmes cardiorespiratoire et articulaire. Les enfants doivent respecter la consigne de se déplacer en duo, face à face, sans se toucher. L’échauffement se poursuit par un jeu d'opposition qui permet aux enfants de rentrer de suite dans une relation duelle. Le jeu est le « voleur de pinces » : il consiste à prendre une où plusieurs pinces à linge accrochées à différents endroit sur le jogging de l'enfant (épaules et tronc). Le but est de maîtriser les émotions. Deux règles sont appliquées : règle n°1, prendre le plus de pinces possibles en se déplaçant en gardant la distance du duel face à face ; règle n°2, protéger ses pinces avec ses mains. Ici, la pince à linge détourne les résistances affectives car le corps de l'adversaire n'est pas considéré  comme une cible. Le rapport au duel corporel, passer d'un engagement émotionnel à un engagement mesuré et contrôlé dans l'assaut c'est :

  • accepter sans le subir un contact de plus en plus rapproché
  • doser son énergie
  • respecter les possibilités de l'anatomie fonctionnelle de l'autre reconnaître attaquer/se défendre pour s'imposer, s'opposer.

-          Pratique de la boxe non violente :

  • Prise de contact avec les gants de boxe : chaque enfant mets sa tenue où les pinces sont remplacé par des cibles sonores et sur le casque. Les enfants  se rencontrent avec le principe « toucher sans violence » : l'enfant essaie de toucher les cibles de l’autre, des deux bras. A chaque son émis, un point est gagné. Les rôles changent à chaque minute : « attaquant », « défenseur », et même « arbitre ».

Intérêt/dangers :

-          , on observe les multiples bénéfices moteurs suivants :

  • Amélioration de la maîtrise des mouvements naturels de l'enfant (bras, tête, jambes, tronc, etc.)
  • Amélioration de la coordination globale du mouvement spontané
  • Apparition de problèmes et résolution (comment ne pas se faire toucher, se déplacer, etc.)
  • Développement de qualités comme l’adresse, l’agilité, la souplesse, la vitesse, la force l’équilibre, etc.

-          Il convient malgré tout de rester vigilant à certains dangers : l’utilisation de la force par rapport à un autre enfant pour gagner à tout prix, l’abandon (sentiment d’échec), le déséquilibre (il faudrait expliquer le déséquilibre)

 

Conclusion : il est possible d’utiliser les vertus de la boxe éducative non violente pour le développement psychomoteur des enfants âgés de 3 à 6 ans. Elle permet aux jeunes pratiquants de passer d'un mouvement incoordonné, non structuré et non différencié a un mouvement de plus en plus adapté et organisé. La boxe développe : la vitesse gestuelle, le contrôle de soi, l’équilibre, les appuis, la coordination occulo-manuelle, la rapidité de création, le respect d'autrui et la coordination dynamique générale.

 

La boxe éducative est

une activité ludique sous forme de jeu, elle est indispensable au développement

physique et moteur, intellectuel et socio-affectif de l'enfant. Elle tient lieu de

préparation à la vie et mérite à ce titre d'être pris au sérieux par tous les éducateurs,

parents qui souhaitent l'épanouissement harmonieux de la personnalité de leur

progéniture. Faire progresser celui qui échoue, c'est faire progresser tout le monde. »

Jean-Louis Paron est un pédagogue et pense que le choix de la pratique pugilistique

ne peut avoir que des vertus. « Le jeu, les disciplines sportives, et notamment la

boxe, constituent un apprentissage essentiel pour l'épanouissement et l'émancipation

de chacun et de tous, tout au long de la vie. En se musclant, l'enfant apprend aussi à

maîtriser son corps. Ses mouvements gagnent en agilité et en assurance. Au fur et à

mesure de ses progrès et succès physiques la confiance en lui s'affirme. On peut dire

que jouer favorise le processus de socialisation. »

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